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LES ODEURS

La plupart du temps, l’air de la campagne est un mélange de parfum des fleurs, de foin fauché, de la pluie fraîchement tombée… et parfois d’une odeur d’épandage. Bien que désagréable à sentir, le fumier épandu à certains moments sur les champs est un engrais naturel, important dans la régénérescence des sols cultivables. En clair, il nourrit la terre pour que celle-ci puisse, à son tour, nous nourrir en faisant pousser les végétaux, légumes et céréales.

En effet, cette matière organique enrichit naturellement le sol en éléments nutritifs (azote, phosphore, potassium…), tout en permettant de valoriser les déjections animales et de ne pas recourir aux engrais minéraux. Elle constitue donc un apport essentiel de fertilisants pour l’agriculture.

Depuis plusieurs années, les producteurs agricoles privilégient de nouvelles façons de faire pour diminuer les odeurs dues à l’élevage et à la fertilisation des sols. Des machineries permettent, par exemple, d’abaisser la propulsion du fumier grâce à des rampes, ce qui réduit sa projection dans les airs et atténue le déploiement des odeurs. L’enfouissement est également une pratique utile : enfoui dans le sol, l’azote du fumier est transformé en nitrates inodores et assimilables par les plantes grâce aux micro-organismes présents dans la terre. En plus de ne pas générer beaucoup d’odeurs, cette méthode augmente l’efficacité de la fertilisation.

Plusieurs agriculteurs ont aussi mis en place des haies brise-vent ou des écrans boisés qui créent, en même temps, une barrière contre les odeurs entre les propriétés agricoles et celles des autres habitants. Les éleveurs portent une attention particulière au stockage des fumiers en installant une toiture sur leurs fosses étanches, en améliorant la ventilation des bâtiments ou en perfectionnant les procédés de traitement des déjections animales de leur exploitation. Par exemple, certains procèdent au compostage en ajoutant à ces déjections de la paille ou des branches déchiquetées, ce qui les transforme en compost riche et inodore. Les exploitants agricoles doivent aussi respecter des règlementations municipales qui prévoient des distances minimales entre le périmètre urbain et les lieux d’élevage.

Les pratiques évoluent. Ainsi, jusqu’au début des années 2000, les producteurs procédaient aux épandages à l’automne. Mais la recherche a démontré qu’il était préférable de les faire au printemps et lors de la croissance des plantes. Aujourd’hui, les producteurs optimisent l’application des fumiers aux champs en réduisant considérablement l’impact olfactif. Car l’agriculture est un heureux mélange de plusieurs techniques qui permettent d’avoir des terres cultivables en santé, tout en prenant soin de son voisinage.