Saint-Rémi, 17 mai 2019 — Le 30 avril dernier, une trentaine d’agriculteurs dont les terres sont situées dans le bassin versant de la rivière La Guerre étaient réunis à la salle du conseil de Saint-Anicet en présence des élus municipaux, de l’opérateur de la station de pompage et du coordonnateur à la gestion des cours d’eau à la MRC du Haut-Saint-Laurent, pour discuter des principaux enjeux concernant les problèmes d’écoulement de la rivière La Guerre et les opérations de la station de pompage. Les participants ont pu échanger sur les impacts du mauvais écoulement de la rivière sur les terres agricoles.

« Les efforts consentis par les agriculteurs en matière de protection de l’environnement tombent littéralement « à l’eau » lorsque le niveau de la rivière provoque des inondations sur les terres. La rivière qui retrouve son lit emporte avec elle les débris de culture et la couche de sol fertile. L’aménagement des bandes riveraines et la régie optimale des cultures basée sur le travail minimal du sol, le recours à des cultures de couverture contribuent de façon concrète à la réduction de l’érosion des sols, la diffusion du phosphore et l’usage des pesticides», explique Michel Hébert, président du Syndicat de l’UPA du Haut-Saint-Laurent.

Lors de la rencontre, le maire, monsieur Gino Moretti, a présenté les solutions envisagées pour diminuer les problèmes d’écoulement de la rivière La Guerre, soit :

  • Le nettoyage de la rivière pour retirer les débris qui entravent la circulation de l’eau;
  • La révision du protocole de démarrage des pompes;
  • Les travaux à réaliser pour le reprofilage afin de diriger une partie de l’eau vers la rivière Saint-Louis.

Monsieur Bernard Jalbert, opérateur des pompes, que plusieurs agriculteurs rencontraient pour la première fois, a profité de l’occasion pour expliquer le fonctionnement des pompes et les paramètres qui justifient leur démarrage. Deux agriculteurs et deux citoyens riverains soutiendront l’opérateur lorsque des demandes lui seront adressées pour activer les pompes.

« Les agriculteurs sont encouragés par les actions réalisées ces derniers mois par le nouveau maire et l’équipe de conseillers, de même que par la direction de la MRC.  Il s’agit d’une rencontre et d’une ouverture au dialogue que les agriculteurs attendaient depuis très longtemps. Il est indispensable que des moyens permanents et complémentaires soient mis en œuvre pour contrôler le niveau d’eau de la rivière La Guerre », précise monsieur Hébert.

En effet, selon les données fournies par le groupe Ouranos, un consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, les conditions météorologiques qui prévaudront en Montérégie au cours des prochaines années provoqueront une augmentation des périodes de redoux et de dégel, un débit d’eau plus important en hiver ainsi qu’une croissance marquée des précipitations sous forme de pluie.  Le dernier gel de la saison sera devancé de 12 jours et la crue printanière surviendra plus tôt dans l’année, sans oublier l’augmentation des événements de pluies extrêmes et plus intenses.

« Nonobstant les échanges entre les agriculteurs et les élus municipaux, les pressions doivent être maintenues sur le gouvernement du Québec pour que les ministères concernés assument leurs responsabilités dans l’entretien du barrage et de la station de pompage, mais aussi pour la mise en œuvre du plan de reprofilage de la rivière La Guerre », conclut monsieur Hébert.

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Source et information :
Joëlle Jetté
Coordonnatrice en communication
Fédération de l’UPA de la Montérégie
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